
De façon informelle, les habitant·es de l’Empire s’appellent entre eux par leur prénom. Mais leur identité officielle, celle qui sera utilisée pour les présenter en public à une audience par exemple, suit une règle simple et stricte :
{Prénom} + {nom de Maison} , {charge} de {nom de Cour}
règle de titulature
Le prénom est donc la seule partie de l’identité qui ne peut pas changer au cours de la vie, puisque la charge, l’appartenance à une Cour ou l’allégeance à une Maison peuvent évoluer.
Il n’y a pas de nom de famille : la parenté est une évidence, il n’est important pour personne de la faire valoir dans son nom. Ce qui est essentiel, c’est de faire connaître son affiliation à une Maison et la charge que l’on exerce au sein d’une Cour. On reconnaît d’ailleurs l’équivalent d’un·e « mineur·e légal·e » (un·e enfant ou un·e adulte incapable d’exercer toute charge) à l’absence de charge dans son nom.
Tous les noms propres dans DC&DA sont porteurs d’un sens explicite.
Maisons
Les noms des Maisons, orthographiés en un seul mot, sont généralement composés de deux parties accolées qui évoquent l’origine de la Maison ou une caractéristique remarquable. On peut aisément imaginer que les Terrasseloup se revendiquent d’un exploit guerrier d’une ancêtre fondatrice, ou que les Millecîmes contrôlent un vaste territoire sur les sommets des Hauteterres. La signification peut être plus subtile, ainsi les Gardevrai pourraient avoir historiquement la charge de la bibliothèque de la Papesse, seule à connaître la vérité du dogme.
Terrasseloup, Millecîmes, Gardevrai, Troissources, Pêchedor, Brûlemer, Chantefleur, Fendlaterre, Bleulion, Brisécume, Richesel, Dixmillerosiers…
#Exemples
Cours
Les noms des Cours sont encore plus factuels. Ils décrivent spécifiquement la charge qui est confiée au roi, c’est-à-dire le plus souvent une terre. C’est un élément remarquable de ce territoire qui sert alors de nom à la Cour : Port-aux-Phoques, Colline-des-Pierres-Levées… Dans la Cité Palatine, certaines Cours n’ont pas la charge d’un territoire à proprement parler mais d’un bâtiment voire d’une fonction (Hôtel-des-Douanes, Canaux-de-la-Cité…)
La Cour à la tête d’une Maison porte toujours le nom de Cour Électrice. Une personne prend toujours le nom de la Maison et de la Cour qu’elle sert.
Le nom d’une Cour n’est utilisé seul qu’au sein de la Maison à laquelle elle appartient. Sinon, il est nécessairement associé à celui de la Maison. Au sein d’une Cour de la Maison « Terrasseloup », on pourra entendre parler des « Port-aux-Phoques » sans plus de précision, mais partout ailleurs ils seront les « Terrasseloup de Port-aux-Phoques ».
Les Terrasseloup de Port-aux-Phoques et les Terrasseloup d’Hôtel-des-Douanes sont les vassaux des Terrasseloup de la Cour Électrice.
Dans deux Maisons différentes, les Millecîmes de Tour-Carrée et les Gardevrai de Tour-Carrée ont le même nom de Cour ! Voilà qui risque de provoquer des quiproquos diplomatiques…
Les Troissources de la Cour Électrice négligent depuis trop longtemps leurs vassaux de Colline-des-Pierres-Levées. Ceux-ci ont donc changé leur allégeance en intégrant une autre Maison. Ils sont désormais les Pêchedor de Colline-des-Pierres-Levées.
#Exemples
Au service des Quatre Trônes
En accédant à un Trône, l’élu·e se consacre à l’Empire et perd donc son nom de Maison et de Cour pour prendre le seul titre de Papesse, Impératrice, Empereur ou Pape.
Les dignitaires tout comme les serviteurs qui travaillent pour les Trônes gardent leur nom de Maison. Leur nom de Cour en revanche devient, en fonction de leur affectation, Palais Impérial, Palais du Pape ou Palais de la Papesse.
Les enfants du couple Impérial, s’il y en a, n’ont pas de nom de Maison puisque leur parents sont « le père et la mère de l’Empire ». Cette absence exceptionnelle de nom de Maison est d’ailleurs un moyen de reconnaître leur rang. Il en va ainsi jusqu’à ce qu’ils intègrent une Cour spécifique, dont ils adopteront la titulature… ils représentent en effet une monnaie d’échange diplomatiques très prestigieuse !
Roc Millecîmes, roi de Tour-Carrée a été élu Empereur. Il est désormais connu sous le seul nom d’Empereur Roc, et sa fille aînée hérite de la charge de Tour-Carrée.
Les talents de Céleste Gardevrai, calligraphe de la Cour Électrice, ont attiré l’attention de la Papesse. Celle-ci lui confie donc une charge prestigieuse à ses côtés. Il devient Céleste Gardevrai, scribe du Palais de la Papesse.
Quand on annonce l’entrée de « Diamant, lieutenant du Palais Impérial » dans la salle d’audience, tout le monde sait qu’elle est la fille de l’Empereur et de l’Impératrice. Suite à d’intenses négociations, elle sera dans quelques mois « Diamant Brûlemer, maréchale de la Cour Électrice ».
#Exemples
Prénoms
Comme pour les Maisons et les Cours, les prénoms ont un sens explicite. Ce peuvent être des adjectifs (Fière, Joli, Fertile…) des noms communs (Générosité, Marcassin, Rai…) ou des verbes conjugués à la 3e personne du singulier (Perdure, Éclaire, Façonne…)
Certains prénoms se retrouvent dans tous les niveaux de la société. Il s’agit principalement de ceux à connotation religieuse (Vénère, Céleste, Foi…) ou liés à la fertilité (Fécond, Enfante, Semence…). D’autres prénoms sont de véritables marqueurs sociaux, par la complexité du vocabulaire choisi ou par la réalité que décrit le prénom : Rubis ou Métempsychose ont plus de chance d’appartenir à la noblesse que Brebis ou Laboure.
Il n’y a que deux prénoms réellement tabous : Soleil et Lune. Donner leur nom à ses enfants serait un signe d’orgueil diabolique !