Les charges

Qu’est-ce qu’une charge ?

Dans l’Empire, toute personne adulte est définie par une charge. Celle-ci résume à elle seule les responsabilités, les droits et les devoirs de chacun·e, de la noblesse administrative (roi, reine, ambassadrice…) au petit peuple (lavandier, mineuse de fer, peintre de décors de théâtre…) en passant par l’aristocratie cléricale (prêtre, inquisitrice, escholier…).

La notion de charge va au-delà des professions ou des responsabilités. Comme il est admis que tout a été créé par Soleil à la demande de Lune pour leurs quatre enfants, la notion de propriété n’existe pas. Chaque objet, chaque ressource, chaque création appartient fondamentalement au couple divin, et les humains n’en sont que les dépositaires et les gardiens : ils en ont la charge.

Les charges sont donc cumulables et ne s’excluent pas entre elles. Un fermier peut évidemment avoir la charge à la fois de ses terres, de sa maison, de ses possession matérielles et de ses semis ainsi que du recueil des doléances de son village. Au niveau de l’aristocratie, cela signifie aussi qu’un personnage peut être grand prêtre et chambellan, ou reine et rectrice d’école militaire. Plus une Cour est petite, plus ses membres cumuleront charges essentielles et charges inférieures, sans pour autant s’embêter à le lister dans leur titulature. S’il n’y a pas d’autre conseiller à la cour que la Première Cavalière, il n’est pas nécessaire de préciser qu’elle et/ou le Roi et sa Reine sont techniquement aussi chambellan, maître du protocole ou secrétaire des correspondances…

Les charges de la Cour

Certaines charges sont essentielles au fonctionnement d’une Cour. Elles ne peuvent pas être vacantes car sans elles, la Cour ne peut pas continuer d’exister.

  • Roi : Décisionnaire responsable de la Cour et de la paternité de l’héritier ou héritière. Il peut être le dépositaire de la charge de la Cour, reçue par héritage et qu’il transmettra par primogéniture, ou juste consort de la Reine.
  • Reine : Épouse du Roi, responsable de la maternité de l’héritier ou héritière. Elle peut être la dépositaire de la charge de la Cour, reçue par héritage et qu’elle transmettra par primogéniture, ou juste consort du Roi. Cette charge est notamment cumulable avec celle de Première Cavalière.
  • Premier·ère Valet : Héritier ou héritière de la charge de la Cour par primogéniture (l’aîné·e des enfants s’il y en a, sinon le frère ou la sœur du Roi ou de la Reine). Le ou la Premier·ère Valet est, symboliquement, chargé·e de servir et assister le Roi : il ou elle est donc toujours à ses côtés.
  • Première Cavalière : Plus haute membre du conseil (siéger au conseil d’une Cour donne droit à un cheval de fonction, ce privilège donne le titre honorifique de Cavalier·e). Chargée du conseil du Roi en matière de politique générale, responsable de la gouvernance de la Cour en l’absence de celui-ci. C’est un rôle strictement féminin.
  • Grand prêtre : Responsable des prêtres et superviseur de la pratique quotidienne du rite pour tout le territoire de la Cour. C’est lui qui officie pour la famille du Roi et de la Reine.
  • Grande prêtresse : Responsable des prêtresses et superviseuse des rites de passage de la vie pour tout le territoire de la Cour. C’est elle qui officie pour la famille du Roi et de la Reine.

En fonction des moyens et des besoins spécifiques d’une Cour, le Roi peut s’entourer d’un haut conseil. Il n’y a pas de limite aux postes qu’il peut y réunir, mais certaines charges se retrouvent généralement dans toute Cour importante.

  • Maréchal·e : Militaire de carrière haut gradé·e, chargé·e du conseil stratégique du Roi et/ou de la supervision du maintien de l’ordre dans la Cour.
  • Chambellan : Responsable des finances de la Cour et du conseil économique du Roi.
  • Maître·sse du protocole : Responsable de l’intendance et de la réception des hôtes.
  • Secrétaire des correspondances : Responsable de la diplomatie et de l’espionnage pour la Cour.

L’apprentissage

Certaines charges nécessitent une formation spécifique, aussi bien dans l’aristocratie (haute administration) que dans le peuple (artisanat). Trois voies s’offrent aux apprenti·es :

  • Le compagnonnage : C’est le moyen le plus commun de se former, en suivant un·e maître·sse qui nous transmet son savoir-faire. Techniquement, un·e Premier·ère Valet est en compagnonnage auprès du Roi, par exemple.
  • Les Hermitages : Il n’est pas nécessaire de savoir lire ou écrire pour intégrer un Hermitage et devenir Escholier·e mineur·e. C’est un excellent endroit pour les apprentissages théoriques, mais on n’en trouve pas sur le territoire de chaque Cour.
  • Les écoles : Certaines Cours hébergent des écoles spécialisées. Rares et réputées, elles ne sont en général accessibles qu’aux membres d’une élite capable de négocier des places très convoitées.