Le couple et la sexualité

Le couple

Le couple marié, monogame, reproducteur, hétérosexuel est plus qu’une norme, il est le fondement structurel de la société de l’Empire. On ne conçoit de rester célibataire que dans l’optique de trouver le ou la partenaire idéale pour former un couple épanoui et fertile. De même, le couple étant l’unité fondamentale et sacrée de la société, le célibat est interdit dans le clergé (en cas de veuvage, prêtres et prêtresses gardent un titre honorifique mais perdent le droit d’officier).

La conception des rôles sociaux est très genrée, très binaire, très clivante. Pour autant, elle n’implique pas de supériorité d’un genre sur l’autre. Les fonctions des hommes et des femmes sont distinctes mais interdépendantes, inspirées par la relation du couple divin Soleil et Lune :

  • La décision est un rôle masculin.
  • Le conseil est un rôle féminin.
  • Décider sans prendre conseil est impensable.

Cela ne signifie pas qu’un homme n’a pas le droit d’officier comme conseiller, ni qu’une femme ne peut prendre aucune décision de sa vie. Ce sont en effet des rôles symboliques, qui influencent toutes les valeurs de la société sans être pour autant des règles strictes. Néanmoins, et précisément parce que ce sont des rôles symboliques, plus le rang social est élevé, plus le poids de cette norme est important. Ainsi, même si la charge d’une Cour est hérité par une Reine, ce sera toujours son époux qui aura la responsabilité des décisions. De même, aucune Cour ne peut exister sans Première Conseillère (qu’elle soit l’épouse du Roi ou non), un poste exclusivement féminin.

La sexualité

La sexualité n’est pas un tabou, au contraire. Alors que le seul couple hétérosexuel monogame est admis à partir du mariage, une sexualité libre est encouragée avant le mariage. L’homosexualité des jeunes célibataires est même tolérée, tant qu’elle reste privée et sans prétention à des relations de couple. Cette sexualité de la jeunesse est considérée comme un entraînement, une découverte de soi et de l’autre, autant de manières d’être plus épanoui·e dans le couple hétéronormé qui nous définit pour tout le reste de notre vie après le mariage.

Comme les prénoms sont tous porteurs d’un sens explicite et que la médecine est bien développée, les prénoms à signification sexuelle sont tout à fait banals : Clitoris, Orgasme, Menstrue ou Prostate n’ont rien de choquant pour les habitants de l’Empire.

Le consentement

Notons tout particulièrement que l’univers DC&DA n’est pas dans une logique de culture du viol. D’une part parce que le couple marié, harmonieux et reproducteur est sacré, et que tout ce qui lui porte atteinte est tabou. D’autre part parce que le rôle social de l’homme est d’agir selon le conseil d’une femme, forcer une femme contre son gré est donc inacceptable. Si le viol existe dans cette société, c’est indiscutablement en tant que crime.