La Justice

La Justice avec un grand « J » est incarnée par l’Impératrice, qui est garante de l’équilibre au sein de l’Empire. La conséquence la plus directe en est qu’elle nomme les juges et que les tribunaux sont sous sa responsabilité.

Mais la notion de justice englobe d’autre réalités dans l’Empire : la justice divine qui permet à une révolte populaire de triompher, la justice implacable de la Papesse qui condamne les Mats, ou encore la justice personnelle des vendettas de la noblesse.

Les Tribunaux

Au sein de chaque Maison, au moins une Cour est le siège d’un Tribunal de Justice, dont l’impératrice est garante. On y traite tous les différends d’une Cour qui ne sont pas du recours du Roi et on y règle les confits entre Cours.

Les juges sont tous des hommes, ce sont eux qui décident des verdicts.

Les procuratrices sont toutes des femmes. Ce sont elles qui conseillent le juge en lui présentant une enquête et/ou un plaidoyer à charge pour l’une ou l’autre des parties.

Les juges sont nommés par l’Impératrice, contrairement aux procuratrices qui sont choisies par les parties lors d’un procès.

Le Jugement

Le Jugement, dit parfois « Jugement du Peuple », voire « Jugement de Soleil » désigne un cas très particulier de révolte.

Si une population se soulève contre sa Cour et réussit à la bouter hors du territoire, il est alors admis que c’était la volonté de Soleil qui en avait agencé les Fortunes. Le peuple doit alors faire acte de contrition dans une cérémonie religieuse mais n’est pas puni pour son acte. Une nouvelle Cour reçoit ensuite ce territoire des mains de l’Empereur pour le diriger.

Le Mat

Le Mat est le nom que l’on donne aux nobles condamnés à l’exil. Ils n’ont plus droit de vivre en communauté humaine et ont interdiction d’approcher ou de communiquer avec un noble quel qu’il soit.

La Papesse est seule capable de désigner un Mat, en cas de faute gravissime (vouloir s’arroger tous pouvoirs, trahison…). À l’occasion d’une cérémonie d’humiliation publique lors de laquelle sa faute est énoncée et envoyée par courrier à chaque Cour de l’empire, le ou la Mat est mis·e à nu, puis revêtu·e du vêtement grotesque qui est désormais sa seule possession matérielle.

Avec leur capuche à grelots, ils sont traités comme des pestiférés par la population, qui voit même parfois là l’occasion de lyncher un·e ex-noble.

Le Pendu

Les Cours se soustraient parfois à la justice officielle, et règlent leur linge sale selon la coutume… En cas de trahison, il est considéré « traditionnel » de pendre le traître (même juste présumé) par un pied, l’autre jambe cassée au niveau du genou. Cette caricature grossière moque la position de méditation que l’on prend pour faire son examen de conscience devant Soleil et Lune. Cette pratique est considérée à la fois comme une mort lente et douloureuse, mais aussi comme une opportunité durant cette agonie de prier la clémence de Soleil en se repentant de sa félonie.

Aucune loi impériale n’a jamais cautionné cette pratique, mais tout·e noble sait, au fond de soi, qu’il ou elle y recourrait en cas de traîtrise.