Le Clergé

Les Prêtresses sont chargées des rites de passage de la vie, dont les détails sont définis par le Pape, garant de l’orthodoxie du culte. Les rites principaux sont au nombre de quatre, associés aux quatre attributs symboliques des Prêtresses qui rappellent le cycle des Quatre Enfants :

  • La naissance : parfois assistées de sages-femmes et d’obstétricien·nes, elles accompagnent les accouchements. Ce sont elles qui coupent le cordon ombilical avec leur dague.
  • Le passage à l’âge adulte : l’entrée dans l’âge de la fertilité est célébrée publiquement, en faisant boire dans leur coupe liturgique du lait aux garçons et du vin aux filles.
  • Le mariage : la création d’un couple est un acte fondamental et sacré dans la société de l’Empire. La Prêtresse offre donc aux époux un écu symbolique en dot de la part de toute la communauté.
  • La mort : l’âme des défunt·es est envoyée à Lune au moyen de bûchers funéraires. Pour que la crémation du corps soit complète et que l’âme ne reste pas prisonnière, la Prêtresse brise le crâne avec son bâton rituel.

La charge de Prêtresse ne nécessite pas d’être issue de l’aristocratie. Il suffit d’avoir été formée au métier, par compagnonnage auprès d’une maîtresse ou au sein d’un Hermitage, et d’être mariée. En effet, le célibat est interdit dans le clergé. En cas de veuvage, la Prêtresse garde un titre honorifique mais perd le droit d’exercer.

La Grande Prêtresse a deux rôles. Elle est tout d’abord la Prêtresse qui officie pour la famille royale à la tête d’une Cour. C’est aussi la responsable de toutes les Prêtresses sur le territoire de cette Cour : c’est elle qui les nomme, les révoque et leur transmet les instructions du Pape. Bien qu’il n’y ait aucune obligation, cette charge est généralement détenue par une membre de la famille royale, ou du moins de l’aristocratie locale.

En cas de grande célébration religieuse ou de fête saisonnière, Prêtres et Prêtresses officient ensemble.