Faire découvrir DC&DA

Le monde plus en détails

Les concepts suivants permettent d’entrer dans les détails de l’univers de DC&DA. Sur une partie courte ou si le temps se fait long, il est judicieux de ne préciser que les cartes ayant un lien direct avec un scénario. Il sera toujours possible de préciser un point ou un autre à la demande des joueuses.

Les Chariots

Summum de la technologie, joyaux d’ingénierie militaire, les Chariots sont d’immenses armures pilotées par un officier spécialement entraîné. Des jeux subtils d’engrenages, de ressorts, de roulements en font des armes redoutables à l’agilité équivalente à celle d’un homme, mais à la force de dix. Au pas de course, un Chariot peut atteindre la vitesse d’un cheval au galop.

C’est une technologie très chère, et très peu d’armées en sont équipées.

La Justice

Au sein de chaque Maison, au moins une Cour est le siège d’un Tribunal de Justice, dont l’impératrice est garante.

Les juges sont tous des hommes, ce sont eux qui décident des verdicts.

Les procuratrices sont toutes des femmes. Ce sont elles qui conseillent le juge en lui présentant une enquête et/ou un plaidoyer à charge pour l’une ou l’autre des parties.

Les juges sont nommés par l’Impératrice, contrairement aux procuratrices qui sont choisies par les parties lors d’un procès.

Le Jugement

Le Jugement, dit parfois « Jugement du Peuple », voire « Jugement de Soleil » désigne un cas très particulier de révolte.

Si une population se soulève contre sa Cour et réussit à la bouter hors du territoire, il est alors admis que c’était la volonté de Soleil qui en avait agencé les Fortunes. Le peuple doit alors faire acte de contrition dans une cérémonie religieuse mais n’est pas puni pour son acte. Une nouvelle Cour reçoit ensuite ce territoire des mains de l’Empereur pour le diriger.

Le Mat

Le Mat est le nom que l’on donne aux nobles condamnés à l’exil. Ils n’ont plus droit de vivre en communauté humaine et ont interdiction d’approcher ou de communiquer avec un noble quel qu’il soit.

La Papesse est seule capable de désigner un Mat, en cas de faute gravissime (vouloir s’arroger tous pouvoirs, trahison…). À l’occasion d’une cérémonie d’humiliation publique lors de laquelle sa faute est énoncée et envoyée par courrier à chaque Cour de l’empire, le ou la Mat est mis·e à nu, puis revêtu·e du vêtement grotesque qui est désormais sa seule possession matérielle.

Avec leur capuche à grelots, ils sont traités comme des pestiférés par la population, qui voit même parfois là l’occasion de lyncher un·e ex-noble.

Le Pendu

Les Cours se soustraient parfois à la justice officielle, et règlent leur linge sale selon la coutume… En cas de trahison, il est considéré “traditionnel” de pendre le traître (même juste présumé) par un pied, l’autre jambe cassée au niveau du genou. Cette caricature grossière moque la position de méditation que l’on prend pour faire son examen de conscience devant Soleil et Lune. Cette pratique est considérée à la fois comme une mort lente et douloureuse, mais aussi comme une opportunité durant cette agonie de prier la clémence de Soleil en se repentant de sa félonie.

Aucune loi impériale n’a jamais cautionné cette pratique, mais tout·e noble sait, au fond de soi, qu’il ou elle y recourrait en cas de traîtrise.

Les Hermitages

Les Hermitages sont des écoles de pensée, des universités. On y entre Escholier·ère Mineur·e pour apprendre, on peut y rester et enseigner en devenant Escholier·ère Majeur·e. Les Escholiers·ères se réunissent, s’isolent du monde au sein des Hermitages pour discuter et réfléchir sur des thèmes aussi divers que religion, arts, rhétorique, politique, sciences…

Un Hermitage est sous l’autorité d’un·e Doyen·ne qui ne répond que devant la Papesse. Bien qu’ils soient situés sur des terres appartenant à des Cours, les Hermitages sont des zones franches, autonomes, politiquement indépendantes. Le Seigneur de la Cour n’a pas autorité sur eux, même s’ils ont souvent des intérêts communs, des accords privilégiés…

Comme les Hermitages sont des lieux de pensée et de débats, des courants révolutionnaires s’y sont développés dans le plus grand secret. Ces conjurés (des philosophes pour les plus pacifistes d’entre eux, d’authentiques terroristes pour les plus extrêmes) se sont donné le nom d’ « Hermites » .

Les Amoureux

Les plus grands classiques des pièces de théâtre parlent d’histoires d’amours impossibles, de devoir absolu, de rancœurs et de haines. Tout le monde est très friand de ces histoires de sentiments exacerbés, qui selon qu’ils sont des drames ou des histoires à fin heureuse font intervenir plus ou moins de Tempérances.

Le théâtre est ainsi le premier des arts, duquel découlent tous les autres (musique, danse, peinture, sculpture…). Très apprécié du petit peuple pendant les foires ou en marge des grandes cérémonies religieuses, il est aussi très demandé dans les cours les plus raffinées. Les troupes de théâtre sont toujours des hôtes de marque, et posséder une troupe ou des dramaturges en résidence est un signe de splendeur pour une Cour.

Le Bateleur

ou Le Magicien

Une légende, une ancienne rumeur solidement ancrée dans l’imaginaire collectif dit qu’il existe un ordre secret de « Magiciens » ou « Bateleurs des âmes » capables de naviguer dans les eaux troubles des émotions humaines. Versés dans l’art occulte de lire et d’infléchir les sentiments au moyen de divers artifices, ils seraient en mesure d’influencer le libre-arbitre, de manipuler les personnes comme de simples pantins…